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Jaguar Type E V12 -1974

Lancée au Salon international de l'automobile de Genève de 1961, la Jaguar Type E (EType en anglais) succède à la série des XK. La production s'étendit de 1961 à 1975 et se déclina en trois modèles (cabriolet, coupé, et2+2) et trois séries (série 1, série 2, série 3). Les évolutions et les modifications ont été nombreuses tout au long de la vie de ce modèle, parfois pour améliorer les performances, la sécurité ou le confort. Ces modèles ont toujours été beaucoup moins chers que leurs concurrents de l'époque (Ferrari, Aston Martin…). Jamais une voiture de sport n'avait été tout à la fois aussi bon marché et rapide. La vitesse annoncée était de 240 km/h (150 mph) pour le modèle« presse ». La Jaguar Type E, bien que rappelant la Jaguar D-Type du point de vue de sa ligne, était d'une conception complètement nouvelle : caisse autoporteuse avec un faux châssis à tube rectangulaire à l'avant, quatre roues indépendantes, quatre freins à disques, une toute nouvelle suspension arrière dotée de quatre amortisseurs télescopiques avec ressorts intégrés et freins montés in board contre le différentiel, le tout monté dans un châssis séparé. La Type E est une voiture extrêmement compliquée, très coûteuse à entretenir du fait de sa conception, mais qui offre des performances et une tenue de route inégalée pour son époque. Son système de suspension arrière a été utilisé sur toutes les Jaguar, de la XJ en passant par la XJS, jusqu'à la AJ6 des années 1990. Le coupé rassemble dans une voiture de sport un interminable capot avec bossage central, un hayon arrière à ouverture latérale et un vaste espace pour les bagages alors que le cabriolet a, comme on pouvait s'y attendre, un coffre « symbolique ». Très rapidement un coupé 2+2 est ajouté à la gamme, avec deux petites places à l'arrière qui en faisaient presque une voiture familiale et qui pouvait être acheté avec une boite automatique